Avant-hier soir, alors que nous dégustions une bière bien méritée après une partie de squash intense et fortement disputée, M.Fildefer me dit :
« Je me suis fait insulter sur les réseaux… »
Sa voix trahissait une amère incompréhension. Il poursuivit :
« Je venais de poster un petit texte réflexif sur la comptine « Une souris verte ». Et bien figure-toi que je me suis fait traiter de raciste dans un commentaire… Une souris verte… Je n’en reviens pas… »
« Et tu as répondu ? »
« La photo de profil de l’internaute est un Voltaire avec pour doux pseudo ‘Bienveillance 44’ … »
« Et ? »
« Je ne réponds jamais à un fauteuil… »
Ne sachant qu’ajouter, je me levai pour allumer la guirlande d’été qui entoure la terrasse.
M.Fildefer m’arrêta d’un geste, avant de murmurer :
« Laisse le noir arriver, je préfère voir le monde tel qu’il est… »
Je vous livre sa pensée de ce vendredi.
« Dire que, sur la toile, les insultes tiennent souvent lieu d’argument… J’ai le douloureux sentiment que, parfois, les Lumières s’éteignent… »
