«Il m’a gavé… »
C’est la première phrase que M.Fildefer proféra quand il arriva à ma hauteur. Venu le chercher à la gare, je sentis de suite que le trajet depuis Paris ne s’était pas passé dans les meilleures conditions.
Je déposai sa valise dans le coffre de ma voiture. Mutique, j’attendais la suite.
« T’écoutes le mec, il a fait le tour du monde. Tu ne l’écoutes plus, ça l’encourage, c’est le monde qui tourne autour de lui… Tranquille, relâché dans mon siège, je ne demandais rien. Figure-toi qu’il a quand même répondu à tout, sûr de son ignorance. Pendant deux heures, à main droite… Impossible de lui faire lâcher les rênes. T’y crois toi ? »
« Ce que je crois, c’est qu’il y a deux bières fraiches qui nous attendent à la maison ».
Semblant soudain découvrir ma présence, M.Fildefer s’approcha de moi pour me claquer deux bises.
« Excuse-moi mon ami… Voilà-t-il pas que le superflu a failli me faire oublier l’essentiel… »
Je vous livre sa pensée de ce vendredi.
« Il est curieux de constater que ne s’y connaitre en rien permet souvent d’avoir un avis sur tout… »
